A une demi-heure de la fin du match alors qu'on filait tout droit vers un 0-0 qui n'aurait évidemment pas arrangé les affaires amiénoises, Serge ROMANO a appelé ses trois remplaçants:
Soit Didier PAASS, François MASSON et en premier lieu Omar KOSSOKO.
A l'arrivée, l'ASC s'est imposé chichement, à la suite d 'un penalty réussi par Omar KOSSOKO.
Du coup, après Amiens-Montpellier le 16 janvier dernier, l'équipe de Serge ROMANO a mis fin à huit mois de disette et renoué avec la victoire.
Lorsqu'il est entré sur le terain, le public a réservé un bon accueil à Omar KOSSOKO.
Peu à peu, ce joueur qui a signé son premier contrat professionnel voici dix huit mois (en même temps que Steven N'ZONZI) s'attire les faveurs des supporters qui l'ont même ovationné et ce, avant même, qu'il n'ait touché son premier ballon.
Omar KOSSOKO a incontestablement du talent. A l'état pur. Tel un joyau qui n'a pas été travaillé. Quand il s'empare du ballon, avec son pied gauche, il dribble , dribble encore et progresse vers le but adverse. C'est le genre de situations qu'aime le public. Et Omar sait comment se mettre dans la poche la Licorne. Il enflamme le stade mais cette euphorie parfois lui coûte cher. Une perte de ballon, un geste de dépit, une envie irrésistible de s'approprier le fil du match et les récriminations de ses partenaires. Omar KOSSOKO a de la personnalité. Beaucoup de personnalité. Il sait prendre aussi ses responsabilités et ne se dérobe pas. Il l'a prouvé lorsqu'il n'a pas hésité à tirer le penalty. Après le match, il est passé en salle de presse. Il va falloir qu'il s'y habitue et cela va le changer de la saison dernière où il jouiat devant 50 spectateurs à Moulonguet.
"Cette victoire nous fait, à nous les joueurs, plaisir; Nous n'allons pas pas cracher sur ces trois points.. Je préfère gagner 1-0 à la dernière minute plutôt que sur un score large et ne pas confirmer ensuite. Est-ce que cela a été un grand match? Je ne sais pas répond-il avec le sourire. En tout cas, pour moi, dès que je suis entré, je me suis fait plaisir. Après, on ne peut pas toujours bien jouer au ballon. Je préfère les trois points à la manière. Quant au penalty, c'est vrai que sur le papier, ce n'était pas à moi de le tirer. Mais le penalty raté de la Coupe de la Ligue contre Vannes était encore en travers de la gorge. J'ai voulu rectifier le problème. J'ai pris mes responsabilités et j'ai marqué. Mais je ne m'arrête surtout pas à un penalty manqué. D'autres avant moi en ont raté également. J'ai seulement voulu démontrer que c'était une erreur de parcours."
Et après avoir marqué, Omar a effectué une longue course qui l'a mené vers la tribune d'honneur où il a fait partager sa joie avec ses proches. Ensuite, ses équipiers sont venus le congratuler, conscients qu'à cinq minutes de la fin, ils étaient assurés de l'emporter. Quant à Omar KOSSOKO, auteur de son premier but officiel avec les professionnels, nul doute qu'il ne va pas rester en chemin. Mais attention, le gaillard a du tempérament et n'a pas son pareil pour faire dresser de son siège, le moindre spectateur.
Source: ( Amiensfootball.com )